Covid-19 : Recommandations et conséquences sur les services de radiologie.

Dans cette phase de Covid-19 particulièrement tendue, les cabinets et services radiologiques des hôpitaux doivent adapter leurs plannings en fonction de la situation et des différentes recommandations officielles diffusées. En effet, les services au sein de cette spécialité doivent s’organiser pour accueillir et gérer efficacement le flux de la patientèle (plages horaires spécifiques dans la mesure du possible, règles d’hygiène strictes, protection maximale du personnel, etc.) tout en faisant face à des conséquences médico-économiques fragilisant la spécialité à court-terme.

Process de prise en charge des patients Covid-19 + ou possibles en salle d’imagerie

Les patients probables, possibles ou confirmés doivent, autant que possible, être pris en charge en respectant des critères sanitaires pour assurer la santé et la sécurité de tous. Voici les principales recommandations concernant les services de radiologie :

  • Avant d’être admis en salle, le patient doit réaliser une friction hydroalcoolique des mains.
  • Le nombre de personnes impliquées dans la prise en charge des patients doit être limité au minimum, idéalement sans sortie de salle ni échange de personnel durant toute la durée de l’examen radiologique.
  • Le bionettoyage des surfaces en contact avec le patient doit être soigneux et systématique, avec un détergent-désinfectant virucide entre chaque malade.
  • Il est nécessaire de dédier des appareils mobiles pour la zone Covid en service de radiologie durant la durée de l’épidémie. Les manipulateurs doivent systématiquement respecter les mesures diffusées (masque, sur-blouse, gants jetables et lunettes à nettoyer et appareils à désinfecter entre chaque patient).

La vidéo suivante illustre les mesures prises par les manipulateurs de l’Hopital de la Timone à Marseille :

Dans sa dernière recommandation du 1er Avril 2020, l’ARS Île-De-France recommande également de limiter les demandes d’échographies pour les patients infectés ou possibles. En effet, les prescriptions d’examens non essentiels doivent être évaluées et arbitrées au regard de la balance bénéfice-risque encouru par le patient. Pour cela, il convient de gérer ses plannings d’intervention en différant les examens dits non-urgents, des interventions absolument nécessaires.

Un double impact sur le secteur de l’imagerie médicale

Le Covid-19 a déjà des répercussions importantes dans le monde de la radiologie. La pratique médicale quotidienne, en premier lieu, se voit considérablement bouleversée. En effet, les mesures adoptées pour ralentir la transmission des maladies et résister au virus ont mécaniquement réduit la demande d’examen d’imagerie médicale quant aux autres pathologies hors Covid-19. Les prescriptions d’examens d’imagerie médicale non essentiels doivent être évaluées au cas par cas en fonction de la balance bénéfice-risque de la situation du patient.

Viennent ensuite les conséquences économiques corrélées à cette situation. Si le contexte à moyen ou long terme n’est pas encore défini, d’importantes baisses de revenus sont alors à envisager. Pour éviter que cette situation n’ait de conséquences plus importantes, il convient d’élaborer des stratégies pour restaurer rapidement leur niveau d’activité. Pour les chercheurs Joseph J. Cavallo et Howard P.Forman,  la réussite de cette transition passer par la limitation ses dépenses tout en évitant une réduction drastique de ses effectifs.

Pour l’heure, le fonctionnement des services de radiologie doit alors s’adapter à l’évolution des besoins d’imagerie en milieu hospitalier prenant en charge les patients Covid-19.